Apprendre à  piloter à  l'Aéro-club de Montpellier

Voler ailleurs, un petit peu plus loin, juste derrière la prochaine colline....

Balade de vacances




















Ayant travaillé tout au long de l’hiver la navigation entre Maguelone et Sète et me sentant sûr de moi, j’ai décidé d’aller voler cet été vers d’autres TMA, d’autant plus motivé qu’un couple d’amis m’avait proposé de venir les voir à Saint-Valéry en Caux (Normandie).
Précipitez-vous sur Google Earth et sur le site du SIA (LFOS) et vous trouverez cette piste surprenante, où il faut atterrir dans l’herbe et surtout pas sur la piste en dur, paradoxe présent d’une guerre lointaine.

De la Grande Bleue à la Normandie, il faut bien compter une escale, voire deux, car mon estomac se remplit moins bien qu’un réservoir et se vide plus vite. J’ai donc choisi de suivre le chemin du touriste et mes traits de navs ont choisi d’épouser la chaîne des Puys, puis une ligne directe jusqu’à la naissance de la Loire. (1)

J’ai préféré les terrains en herbe aux autres plateformes, dans la mesure des possibilités d’avitaillement. Ceux-ci soulignent d’avantage le côté aventureux d’une telle expédition. De plus, la tente et le sac de couchage au fond de l’avion laissent libre cours à l’improvisation : la perspective de m’endormir en tenant mon avion par le bout de sa plume me ravit.

Première escale à Ussel (Corrèze), puis à Briare (Loiret) pour passer la nuit. Le lendemain, grâce à la liaison WI-FI du club, j’avais en poche Notams, METARS et TAF pour cheminer tranquillement le long de la Loire, de Chenonceaux à Chambord, (2), puis jusqu’à Angers (qui rime avec manger, donc arrêt).
Et là, avec toute l’élégance dont cet avion est capable, le KI s’est élancé à la rencontre du Mont-Saint-Michel (3), respectueusement survolé à plus de 4500 ft. Quelques nautiques plus loin, c’était le terrain de Lessay, que j’ai d’ailleurs perdu de vue pendant l’étape de base, tant le soleil était généreux, de même que le vent qui, avec ses 30 Kts de face, m’a permis de freiner en 70 mètres. Là encore, un coup main non négligeable des aviateurs présents pour le plein et l’accompagnement jusqu’à l’hôtel, avec en prime, le sourire délicieux de la responsable de terrain.

Cherbourg -le Havre devait être un survol maritime, mais la météo en a décidé autrement. J’ai donc longé les plages du débarquement, avec un pincement au cœur en apercevant le cimetière de Colleville et Arromanches. La traversée de la baie de Seine, avec la bénédiction du contrôleur de Deauville m’a fait oublier cette partie sombre de notre histoire. Un peu plus haut, le KI a pu admirer l’aiguille d’Etretat et à trois ailes de là, le terrain de Saint -Valéry, dont il faut méticuleusement viser la verticale, car avec un peu de vent de travers, on est vite dans le secteur de la centrale nucléaire de Paluel.
Une fois attaché au sol, face au vent et avec ses cales, le KI se prenait pour un grand : il pouvait. En quelques tours d’hélice, ce bébé-avion avait pu transporter mes 100 kilos sans mollir !

Le suite du voyage devait m’emmener à Dunkerque, le terrain le plus de Nord et de descendre en ligne droite sur le terrain le plus au Sud, Figari. Idée saugrenue, mais j’assume !
Mais la DGAC et la météo en ont décidé autrement. La DGAC en me refusant l’autorisation de me poser sur un terrain à usage restreint (L’Autorité compétente ne déroge plus désormais), et la météo (4) en transformant mon étape Chartres-Valréas en Chartres-Agen. (5)

Le temps d’un petit arrêt à Montpellier et les orages s’installaient en Corse. La fin du voyage s’est transformée en une jolie boucle suivant l’itinéraire côtier jusqu’à la Ciotat (6), Le Castellet et Gap (7) avec l’inévitable survol du lac de Serre-Ponçon.

Avis aux amateurs, l’été prochain, je me lance à l’assaut de la Corse. Arrêt à Ajaccio pour rejoindre par le train le village de Bocognano (une merveille) et y passer la nuit. Le lendemain, faire le plein de charcuteries et fromages, finir le tour de Corse et revenir de nuit…
M R.

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