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Voyage plusieurs fois remis pour
cause météo.
L'avion
René, prévoyant, nous
avait parfaitement rempli les réservoirs. Il est vrai, qu'il ne vaut
mieux pas manquer de carburant au dessus du point MERLU. Merci René. Le président,
toujours très proche de ses membres, avait assuré le nettoyage du Pare-brise. Un petit litre d'huile, vérification générale, tout est prêt pour
le lendemain.
L'aéronautique
Briefing avec Gérard
Je ferai l'aller, Gérard le retour, préparation du Plan de vol
Les données
- Plan de vol, FL 75 : FJR, RHONE, MJ, STP MERLU, MC et CALVI
- 4 Personnes à bord
- 3 Gps (on ne sait jamais !)
- Trajet Aller : 1h50 tout compris (LFMT-LFKC)
- Temps de vol total pour le week-end : 5 heures
- Contrôleurs sympas
- Météo : Brouillard fort qui a eu le bon goût de disparaître à 0800Z,
prévisions pour le week-end : Grand Beau
0800 - Dernières préparations, dernières vérifications, re
vérification, briefing des dames, file d'attente devant les toilettes,
re-toilettes, bagages légers, très légers, briefing sur le déballage des
Mae West(1).
Le Vol:
- Alignement et décollage, et direct sur RHONE, poussé par le VOR.
- MTG et directe acceptée pour STP
- STP à gauche, la baie de St Tropez et la grande bleue droit devant. On
ne voit pas la Corse
- Merlu, puis MC quelques petits nuages. Dit Gérard, c'est où Calvi à
droite ou à gauche des nuages ?
- Début de vent arrière pour la 36, en se faufilant entre les nuages et
la montagne. Du côté de l'arrondi, on ne fera pas de commentaire et
comme dit René, posé pas cassé. Bon, c'est vrai que j'ai arrondi un peu
haut, mais cet avion est très sympa avec moi.
Du côté de la radio, on ne peut pas dire que ce soit bien lourd. Un
samedi matin tranquille, et sous plan de vol au FL75, ça vous simplifie
la vie. Surtout qu'en général, le co-pilote à le temps de jongler avec
tous ses petits boutons (Vor, Radios, Gps) et vous active les bonnes
fréquences au bon moment. Suffit de le surveiller, c'est tout.
Le tourisme
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Un premier atterrissage à Calvi au milieu des petits avions de tourisme, et
des liners sous le soleil. Un taxi (15€) nous emporte vers le port et
ses restaurants.
C'est
l'histoire d'un moine capuccin italien au 17 ème siècle
découvrant le café turc à
Vienne/Autriche et le trouvant trop amer y ajouta un peu de
crème ; la couleur ressemblait à celle de sa bure, le nom de ce
nouveau breuvage était trouvé : caffe capuccino, in italiano nel
texto !!!!! |
Après
un repas sur une terrasse du port, décollage pour un saut de puce, presque en ligne droite jusqu'a
Figari,
2000ft seulement, avec les yeux perdus sur les centaines de bateaux amarrés
au fond des criques aux eaux bleues (comme sur les cartes postales !).
Figari, location d'une voiture (forfait 120€), petit saut jusqu'à nos
chambres (chez l'habitant, à côté d'un vrai Corse), maison étrange,
ancienne auberge, face à la montagne.
Gérard, prévoyant, avait déjà acheté saucisson et fromage pour le retour, odeur
délicieuse qui parfumait délicatement la voiture. Recherche d'un
restaurant perdu au bord d'un golfe que l'on n'a jamais trouvé, mais
grand plateau de poissons pour se faire plaisir après la visite de la
citadelle de Bonifacio (c'est haut).
Réveil
et petit déjeuner au bord de la piscine, Quelques litres de JetA1, puis redécollage pour Propiano,
après avoir déposé le plan de vol qu'il faudra activer en passant
Calvi dans l'après-midi (sérieux, je l'ai fait sur une borne Olivia, le
top niveau de l'informatique). Propiano, petit aéroport perdu au bord de la
plage, restaurant au bord de la piste, sympa, avec un Pilatus en
attente de ses parachutistes.
Dernier décollage, pour une retour vers Montpellier, activation du FPL et
traversée vers le continent que j'ai trouvée plus longue qu'à l'aller. Un
instant j'ai pensé à tous ces gens sympas qui m'avaient parlé du bruit
du moteur au dessus de l'eau. Et il est vrai, qu'aux environs de MERLU,
loin des côtes, sans voir une seul bateau aux alentours, j'ai
tendu l'oreille un bon moment, un zeste inquiet. Mais ce moteur SMA, je
vous le dit, au dessus de la mer au FL85, ronronnait délicieusement,
sans le moindre soubresaut. Un délice.
Le vor
de STP, contrôleur toujours aussi sympa, qui nous accorde cette petit
directe FJR qui vous raccourcit et simplifie la route. De grosses
entrées maritimes sur ..... Marseille, sans problème pour nous au FL85
d'autant plus que,
Montpellier est parfaitement dégagé.
Montpellier avec une très longue finale sur la 31L, coca-cola (light) et paperasse. Les yeux tout plein de soleil. Fin
du voyage.
Mon premier "Long Vol", avec survol
maritime en plus.
Difficile ? Non pas vraiment. Il est vrai qu'il y a du travail
tout le temps et que la règle du jeu est de savoir avec précision, où
l'on est, combien de temps, pourquoi, comment ,etc. Facile si l'on a
bien étudié la route avant de décoller, toutes les cartes prêtes et
pliées. Bref facile si l'on ne part pas comme un poète.
Agréable ? Oui, sans hésiter, sortir des sentiers battus est un
vrai régal. Ne pas partir a l'aventure c'est certain, s'entourer de
l'expérience des anciens est encore mieux, et gage de tranquillité. Pour
ce premier voyage, avec Gérard Godot en place droite, les erreurs du
"débutant" que je suis ne pouvaient pas nous précipiter à la mer.
A refaire ? Oui, mais pas tout seul. Il y tout de même du boulot,
et il vaut mieux engranger encore quelques heures d'expérience sur
le carnet. La traversée tranquille, par beau temps, avec deux pilotes dont
l'un très expérimenté, est une chose à mon avis facile, sans aucun
rapport avec un pilote seul à bord, et une météo en train de se dégrader
par exemple. Donc prudence ...
L'avion ? Je me suis régalé
- 4 vrais places plus un coffre à bagages. Passagers installés
confortablement.
- Temps de vol prévu : 2 heures - Carburant pour 4 Heures. C'est bon de
sentir à l'aise sur ce sujet.
- Alignement et décollage à la masse maxi, ca grimpe sans problème. Il
faut juste garder un œil sur la température (entre autres).
- Appareil stabilisé, trimé au FL75, il ne bouge plus.
- GPS au tableau de bord, la fonction "goto" en plein travail, de
point en point, mais il faudra un peu réactualiser la base de données
- De la place sur les genoux pour suivre le log et manger les cartes.
- De la place sous le volant pour bouger mes grandes jambes.
- Et en plus, de temps en temps, le plaisir de jeter une coup œil au
paysage avec grande vue grâce aux ailes hautes.
Le bilan ? Il y a les pilotes qui ont été en Corse, ceux qui n'y
ont pas été .... et ceux qui rêvent d'y aller ....
Le Club ? Avion absent pendant 2 jours, mais le président est
content, on a ramené tous les morceaux.
Financier ? 2 Heures aller, 2 heures retour, soit 1 heure par
pilote si on envisage un voyage à 4 (Ce qui est possible avec cet
appareil). Donc en fait, on peut aller passer un week-end en Corse pour
le prix d'une heure de tours de piste !
Remarques diverses
- Les GPS c'est bien, ca vous confirme toutes les infos.
- Attention au GPS mal accroché dès que l'on entre dans le tour de
piste. Vaut mieux tout virer avant.
- Attention au fil (alimentation, antenne), mal stabilisé qui traîne du
côté de la manette des gaz au décollage. A mon avis, mieux vaut
installer son petit barda une fois stabilisé.
- Vérifier que tous les points nécessaires sont bien entrés dans le
GPS, ce n'est pas en vol qu'il faut chercher.
- Attention à la dissymétrie latérale, le réservoir gauche se vidant
plus vite que le droit.
Regret : Un seul regret, pour le
pilote automatique qui ne fonctionne pas ce qui est dommage pour un
avion de voyage. Et pour moi, qui ne suis encore qu'un jeune pilotaillon,
ça m'aurait donné un petit peu plus de temps libre ..... pour faire
tout le reste.
Conclusion : A quand
le prochain voyage ???
(Hervé
Babon/Gérard Godot)
Remarque (1) :
MAE WEST était une actrice
américaine, aux gros poumons - ce sont les soldats américains de la
guerre de 40 qui ont utilisé son nom pour nos mae-wests aéronautiques !
(Copyright
http://Aeroclub-montpellier.com )


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Juste derrière nous en
finale sur la 36 a Calvi

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