Weekend en Corse
Traversée à bord du Cessna 182 / Moteur SMA
F-GLHB


Aéroclub de Montpellier


Voyage plusieurs fois remis pour cause météo.

L'avion

René, prévoyant, nous avait parfaitement rempli les réservoirs. Il est vrai, qu'il ne vaut mieux pas manquer de carburant au dessus du point MERLU. Merci René. Le président, toujours très proche de ses membres, avait assuré le nettoyage du pare-brise. Un petit litre d'huile, vérification générale, tout est prêt pour le lendemain.

L'aéronautique

Briefing avec Gérard
Je ferai l'aller, Gérard le retour, préparation du Plan de vol

Les données
- Plan de vol, FL 75 :  FJR, RHONE, MJ, STP MERLU, MC et CALVI
- 4 Personnes à bord
- 3 Gps (on ne sait jamais !)
- Trajet Aller : 1h50 tout compris (LFMT-LFKC)
- Temps de vol total pour le week-end : 5 heures
- Contrôleurs sympas
- Météo : Brouillard fort qui a eu le bon goût de disparaître à 0800Z, prévisions pour le week-end : Grand Beau

0800 - Dernières préparations, dernières vérifications, re vérification, briefing des dames, file d'attente devant les toilettes, re-toilettes, bagages légers, très légers, briefing sur le déballage des Mae West(1).

Le Vol:
- Alignement et décollage, et direct sur RHONE, poussé par le VOR.
- MTG et directe acceptée pour STP
- STP à gauche, la baie de St Tropez et la grande bleue droit devant. On ne voit pas la Corse
- Merlu, puis MC quelques petits nuages. Dit Gérard, c'est où Calvi à droite ou à gauche des nuages ?
- Début de vent arrière pour la 36, en se faufilant entre les nuages et la montagne. Du côté de l'arrondi, on ne fera pas de commentaire et comme dit René, posé pas cassé. Bon, c'est vrai que j'ai arrondi un peu haut, mais cet avion est très sympa avec moi.
Du côté de la radio, on ne peut pas dire que ce soit bien lourd. Un samedi matin tranquille, et sous plan de vol au FL75, ça vous simplifie la vie. Surtout qu'en général, le co-pilote à le temps de jongler avec tous ses petits boutons (Vor, Radios, Gps) et vous active les bonnes fréquences au bon moment. Suffit de le surveiller, c'est tout.

Le tourisme

Un premier atterrissage à Calvi au milieu des petits avions de tourisme, et des liners sous le soleil. Un taxi (15€) nous emporte vers le port et ses restaurants.
C'est l'histoire d'un moine capuccin italien au 17 ème siècle découvrant le café turc à Vienne/Autriche et le trouvant trop amer y ajouta un peu de crème ; la couleur ressemblait à celle de sa bure, le nom de ce nouveau breuvage était trouvé : caffe capuccino, in italiano nel texto !!!!!

Après un repas sur une terrasse du port, décollage pour un saut de puce, presque en ligne droite jusqu'a Figari, 2000ft seulement, avec les yeux perdus sur les centaines de bateaux amarrés au fond des criques aux eaux bleues (comme sur les cartes postales !).

Figari, location d'une voiture (forfait 120€), petit saut jusqu'à nos chambres (chez l'habitant, à côté d'un vrai Corse), maison étrange, ancienne auberge, face à la montagne. Gérard, prévoyant, avait déjà acheté saucisson et fromage pour le retour, odeur délicieuse qui parfumait délicatement la voiture. Recherche d'un restaurant perdu au bord d'un golfe que l'on n'a jamais trouvé, mais grand plateau de poissons pour se faire plaisir après la visite de la citadelle de Bonifacio (c'est haut).

Réveil et petit déjeuner au bord de la piscine, Quelques litres de JetA1, puis redécollage pour Propiano, après avoir déposé le plan de vol qu'il faudra activer en passant Calvi dans l'après-midi (sérieux, je l'ai fait sur une borne Olivia, le top niveau de l'informatique). Propiano, petit aéroport perdu au bord de la plage, restaurant au bord de la piste, sympa, avec un Pilatus en attente de ses parachutistes.

Dernier décollage, pour une retour vers Montpellier, activation du FPL et traversée vers le continent que j'ai trouvée plus longue qu'à l'aller. Un instant j'ai pensé à tous ces gens sympas qui m'avaient parlé du bruit du moteur au dessus de l'eau. Et il est vrai, qu'aux environs de MERLU, loin des côtes, sans voir une seul bateau aux alentours, j'ai tendu l'oreille un bon moment, un zeste inquiet. Mais ce moteur SMA, je vous le dit, au dessus de la mer au FL85, ronronnait délicieusement, sans le moindre soubresaut. Un régal.

Le vor de STP, contrôleur toujours aussi sympa, qui nous accorde cette petit directe FJR qui vous raccourcit et simplifie la route. De grosses entrées maritimes sur ..... Marseille, sans problème pour nous au FL85 d'autant plus que, Montpellier est parfaitement dégagé.

Montpellier avec une très longue finale sur la 31L, coca-cola (light) et paperasse. Les yeux tout plein de soleil. Fin du voyage.

Mon premier "Long Vol", avec survol maritime en plus.
Difficile ? Non pas vraiment. Il est vrai qu'il y a du travail tout le temps et que la règle du jeu est de savoir avec précision, où l'on est, combien de temps, pourquoi, comment ,etc. Facile si l'on a bien étudié la route avant de décoller, toutes les cartes prêtes et pliées. Bref facile si l'on ne part pas comme un poète.
Agréable ? Oui, sans hésiter, sortir des sentiers battus est un vrai régal. Ne pas partir à l'aventure c'est certain, s'entourer de l'expérience des anciens est encore mieux, et gage de tranquillité. Pour ce premier voyage, avec Gérard Godot en place droite, les erreurs du "débutant" que je suis ne pouvaient pas nous précipiter à la mer.
A refaire ? Oui, mais pas tout seul. Il y tout de même du boulot, et il vaut mieux engranger encore quelques heures d'expérience sur le carnet. La traversée tranquille, par beau temps, avec deux pilotes dont l'un très expérimenté, est une chose à mon avis facile, sans aucun rapport avec un pilote seul à bord, et une météo en train de se dégrader par exemple. Donc prudence ...
L'avion ? Je me suis régalé
- 4 vrais places plus un coffre à bagages. Passagers installés confortablement.
- Temps de vol prévu : 2 heures - Carburant pour 4 Heures. C'est bon de sentir à l'aise sur ce sujet.
- Alignement et décollage à la masse maxi, ca grimpe sans problème. Il faut juste garder un œil sur la température (entre autres).
- Appareil stabilisé, trimé au FL75, il ne bouge plus.
- GPS au tableau de bord, la fonction "goto" en plein travail, de point en point, mais il faudra un peu réactualiser la base de données
- De la place sur les genoux pour suivre le log et manger les cartes.
- De la place sous le volant pour bouger mes grandes jambes.
- Et en plus, de temps en temps, le plaisir de jeter une coup œil au paysage avec grande vue grâce aux ailes hautes.
Le bilan ? Il y a les pilotes qui ont été en Corse, ceux qui n'y ont pas été .... et ceux qui rêvent d'y aller ....
Le Club ? Avion absent pendant 2 jours, mais le président est content, on a ramené tous les morceaux.
Financier ? 2 Heures aller, 2 heures retour, soit 1 heure par pilote si on envisage un voyage à 4 (Ce qui est possible avec cet appareil). Donc en fait, on peut aller passer un week-end en Corse pour le prix d'une heure de tours de piste !

Remarques diverses
- Les GPS c'est bien.
- Attention au GPS mal accroché dès que l'on entre dans le tour de piste. Vaut mieux tout virer avant.
- Attention au fil (alimentation, antenne), mal stabilisé qui traîne du côté de la manette des gaz au décollage. A mon avis, mieux vaut installer son petit barda une fois stabilisé.
- Vérifier que tous les points nécessaires sont bien entrés dans le GPS, ce n'est pas en vol qu'il faut chercher.
- Attention à la dissymétrie latérale, le réservoir gauche se vidant plus vite que le droit.

Regret : Un seul regret, pour le pilote automatique qui ne fonctionne pas ce qui est dommage pour un avion de voyage. Et pour moi, qui ne suis encore qu'un jeune pilotaillon, ça m'aurait donné un petit peu plus de temps libre ..... pour faire tout le reste.

Conclusion : A quand le prochain voyage ???
(GG/BH)
 

Remarque (1)  : MAE WEST était une actrice américaine, aux gros poumons - ce sont les soldats américains de la guerre de 40 qui ont utilisé son nom pour nos mae-wests aéronautiques !

(Copyright http://Aeroclub-montpellier.com )

 

Les autres photos en détails
cliquez ici

 






Juste derrière nous en finale sur la 36 a Calvi

 





Aeroport de Calvi
Le port de Calvi






Un canard suisse













Bonifaccio, vue d'en haut
Non, c'est pas cher le collier en corail









Hotel bon marché, pour pilotes aventuriers
Propriano, un aéroport extremmeent actif .....

A lire aussi : Corse en ULM


 

**